• Une maladie sournoise

    L'insuffisance veineuse se manifeste par une mauvaise circulation du sang dans les membres inférieurs. Principal facteur de risque : l'hérédité.

    Aude Allaire - Avril 2007


    • Jambes lourdes, chevilles enflées
    Bien souvent lorsque les premiers symptômes apparaissent, les veines souffrent déjà depuis de nombreuses années. Les spécialistes pensent en effet aujourd'hui que l'insuffisance veineuse peut débuter dès l'adolescence et parfois dès l'âge de 8 ou 10 ans!
    La maladie est liée à un relâchement des parois veineuses qui peinent à faire remonter le sang vers le cœur. Il stagne dans les jambes provoquant lourdeurs et douleurs. Peu à peu les veines se dilatent, deviennent tortueuses : les varices se forment. Elles aggravent les problèmes cardio-vasculaires et peuvent parfois donner lieu à des complications graves.
    La phlébite, caractérisée par la présence d'un caillot dans une veine, est une urgence médicale. Elle peut provoquer une embolie pulmonaire, 3ème cause de mortalité en France.


    • L'hérédité : principal facteur de risque
    Le fait d'avoir un parent victime de varice est le principal signal d'alerte. Quand les deux parents souffrent de troubles veineux, leur enfant a 90% de risque de présenter les mêmes symptômes !
    Les femmes sont aussi plus touchées que leurs compagnons (57% contre 27%).
    Les métiers obligeant à des stations debout prolongées, au piétinement, les grossesses multiples, le surpoids, une mauvaise hygiène de vie, l'avancée en âge et parfois le THM (traitement hormonal de la ménopause) contribuent à l'avancée de la maladie.
     

    Les traitements

    Veinotoniques, bas de contention, anticoagulants, intervention… A chaque cas sa solution.

    Aude Allaire - Avril 2007


    • Les veinotoniques
    Ces médicaments renforcent le tonus des parois veineuses. En cure de trois mois, ils soulagent la sensation de jambes lourdes, les douleurs, le gonflement des chevilles, les impatiences.
    Tous n'agissent pas sur les mêmes symptômes, c'est donc au médecin de choisir en fonction du profil de la maladie veineuse. Ils sont efficaces à 80% selon les spécialistes qui insistent sur le fait que le déremboursement progressif prévus pour ces médicaments est liées à des raisons économiques et non à leur efficacité.
    Actuellement remboursés à 15%, ils seront totalement déremboursés à partir du 1er janvier 2008.


    • Les bas de contention
    Chaussettes, bas et collants s'opposent mécaniquement à la stagnation du sang en comprimant la jambe et réduisent ainsi le diamètre des veines.
    La compression soulage les douleurs et les sensations de lourdeur. Elle retarde l'apparition des varices.
    Mais pour cela les bas de contention doivent être portés tous les jours été comme hiver. Heureusement les fabricants proposent désormais des produits confortables et esthétiques. Ce qui n'était pas le cas il y a 15 ans !
    Les bas de contention peuvent être partiellement pris en charge par la sécurité sociale sur prescription.


    • Les anticoagulants
    Principalement utilisés contre les phlébites, ils empêchent la formation de caillots de sang à l'intérieur des vaisseaux (veines ou artères). Ils permettent aussi de limiter l'extension d'un caillot veineux et d'empêcher sa migration.
    Ils sont administrés par injection ou par voie orale. Très efficaces, ils doivent faire l'objet d'une surveillance stricte.


    • La sclérothérapie
    C'est LE traitement des varices et varicosités. Le médecin injecte à l'aide d'une fine aiguille un produit qui ferme la veine malade. Le sang ne passe plus par cette veine qui se détruit progressivement (sclérose).
    Plusieurs séances sont nécessaires pour traiter l'ensemble des "fuites". Bien faites, elles freinent considérablement l'évolution de la maladie et l'apparition de nouvelles varices.
    Une nouvelle technique encore plus performante, l'échosclérose, permet de scléroser les veines sous échographie pour une précision absolue. Tous les phlébologues ne sont malheureusement pas encore équipés de tels appareils.


    • La chirurgie des varices
    L'intervention consiste à retirer le segment affecté de la veine. Elle nécessite souvent une hospitalisation de plusieurs jours.
    Aujourd'hui, cette thérapeutique "lourde" est un peu moins utilisée.


    "Il n'est jamais trop tôt pour consulter !"

    L'avis du Dr Michel Schadeck, président de la Société française de phlébologie.En cas d'hérédité, le plus tôt sera le mieux.

    Aude Allaire - Avril 2007


    • Une palette de traitements et d'interventions bénignes
    "La maladie veineuse est une maladie sournoise qui évolue lentement mais sûrement si l'on ne fait rien et touche près d'un Français sur deux.
    Nous avons aujourd'hui à notre disposition toute une palette de traitements et d'interventions chirurgicales bénignes et sûres comme l'échosclérose qui permettent de traiter efficacement les troubles veineux et les varices.
    A tout âge, dès qu'une veine est douloureuse, lorsque l'on ressent une fatigue importante d'une jambe, ou dès l'adolescence lorsque les parents souffrent de troubles veineux, un bilan chez le médecin s'impose.
    Plus on agit tôt et plus on préserve la qualité des veines. Aux grands-parents de sensibiliser leurs petits enfants !"
     
     
    Cultiver l'art de se faire du bien, simplement, en posant un pied devant l'autre. La marche est une activité bénéfique aussi bien pour le corps que pour l'esprit. Alors, en avant…

    Olivier Calon, Marie-Françoise Husson - Août 2005


    • Un pied devant l'autre
    La marche, rien de plus facile : il suffit de mettre un pied devant l'autre !
    Excellente pour la circulation veineuse, le transit, le moral et même la libido, la marche aide également à maigrir.
    Au bout de quarante minutes, les graisses commencent à fondre, et à partir de trois ou quatre heures, le muscle puise dans ses réserves.
    De nombreuses études ont montré que parcourir 3 à 5 kilomètres par semaine permet de vivre plus longtemps et en meilleure forme.
    Avec quarante-cinq minutes de marche par jour, les risques d'accident coronarien diminuent de 30 à 50 %.


    • De petites distances
    Il est important de commencer par de petites distances.
    L'essentiel est de pratiquer régulièrement (plusieurs heures par semaine en une ou plusieurs séances).
    Très rapidement, on constate alors d'importants progrès : on marche plus facilement, on s'essouffle moins, on récupère plus vite.


    • Bon pour le moral
    Les bienfaits de la marche sur l'organisme sont nombreux :
    - le cœur : la tension artérielle se stabilise et la circulation sanguine est améliorée dans les artères coronaires ;
    - le sang : la marche à pied fait baisser le cholestérol total et les triglycérides et augmente le HDL (le « bon » cholestérol) ; elle aide aussi à réguler le diabète ;
    - la graisse : la marche aide à lutter contre la surcharge pondérale et raffermit le corps ;
    - les genoux et le bassin : la marche renforce les articulations et accroît la souplesse musculo- tendineuse ;
    - les jambes : marcher stimule la circulation artérielle et veineuse et développe les muscles ;
    - les poumons : parce que le sang circule mieux, les poumons s'oxygènent mieux ; la marche améliore le souffle.
    La marche est aussi un bon moyen d'améliorer son moral car elle offre l'occasion d'entretenir des liens amicaux. Une bonne balade entre amis, en plus du bénéfice physique, c'est aussi l'occasion de parler, de s'intéresser aux autres, d'approfondir des relations et de découvrir de nouvelles amitiés. Et ça, c'est loin d'être négligeable…
     
    A retenir :
    La marche est praticable à tout âge, sans entraînement particulier.
    Un minimum de quarante minutes de marche est nécessaire pour en retirer un réel bénéfice.
    Il faut commencer par de petites distances et les augmenter peu à peu.
    Pratiquée en groupe, la marche favorise fortement la convivialité.
    Prendre soin de ses pieds est indispensable.
     

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  • Pour vous débarrasser des fourmis qui ont trouvé refuge dans les plinthes de votre maison, mélangez du borax (en pharmacie) avec du sucre (une mesure de sucre pour deux mesures de borax) et appliquez ce mélange sur les plinthes.
    Robert, Beaujeu (Rhône)

    dommage que l'on ne nous donne pas la recette pour le jardin !!!


    1 commentaire


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