article d' e-santé.fr
A l'hôpital, restez poli, au minimum !
Si la douleur et l'angoisse des patients et des familles sont parfaitement compréhensibles, les incivilités croissantes que subissent quotidiennement les personnels des établissements hospitaliers sont intolérables. Manque de respect, injures, tutoiement, voire gestes obscènes, doivent disparaître.
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Dans cet objectif, la Fédération hospitalière de France (FHF) lance pour la première fois une campagne nationale. Si les impolitesses sont fréquentes dans les établissements, le personnel témoigne d'une augmentation constante de ce type de comportement. On attend, on s'impatiente, on stresse, l'angoisse monte Manque d'information, pas de réponse aux questions, personne à qui s'adresser On a mal, la douleur s'amplifie, pas de prise en charge immédiate L'hôpital n'est jamais une partie de plaisir. Pourtant, les personnels sont bien là, et font tout leur possible. Claude Evin, président de la FHF, insiste : « s'ils ne sont pas aux côtés d'un patient à un moment donné, ce n'est pas parce qu'ils se tournent les pouces, c'est parce qu'ils s'occupent de quelqu'un d'autre ». Patients ou accompagnants sont souvent dans un état de stress qui leur fait parfois perdre tout sens rationnel. Les énervements, résultant fréquemment d'une situation d'attente ou d'incompréhension, se traduisent dans le meilleur des cas par un haussement d'épaules, mais aussi, trop souvent, par un haussement de ton, du mépris, des injures, voire même des crachats, et un non-respect des règles hospitalières et du savoir-vivre. Contre les incivilités à l'hôpital, trois affiches à visée pédagogique seront placardées dans les établissements afin d'attirer l'attention de chacun sur ce phénomène. Les messages sont provocants : Toutes les illustrations se terminent par la phrase suivante : « On fait le maximum. Restez poli, au minimum ». Le patient est donc appelé à rester poli. En échange, les personnels sont appelés à être patients. Ils doivent rester à l'écoute, être compréhensifs, tolérants et informer le plus possible. Et si au service des urgences, les personnes sont accueillies en consultation par ordre de douleurs et de sévérité de la pathologie, il faut l'expliquer et l'accepter
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Rappel
Toute agression, physique ou verbale, envers le personnel hospitalier est passible de poursuites judiciaires en vertu de deux articles du code pénal.