| |||||
|
Quand les traitements traditionnels se révèlent impuissants, pourquoi ne pas essayer autre chose ? Longtemps décriées, les médecines dites douces commencent à convaincre les praticiens hospitaliers. Résultats probants à lappui.
A Strasbourg, des femmes accouchent sous acupuncture En 1997, les National Institutes of Health (NIH) aux Etats-Unis reconnaissent lefficacité de lacupuncture pour contrer les nausées de la chimiothérapie et de la grossesse. Elle pourrait aussi être bénéfique pour traiter les maux de tête, lasthme et la douleur chronique. En France, plusieurs services hospitaliers ouvrent leurs portes à la pratique de lacupuncture. Cest le cas du CHU de Strasbourg. Léquipe dobstétrique utilise les aiguilles au cours de laccouchement, pour rendre plus efficaces les contractions, accélérer la dilatation du col, mais aussi en cas dallaitement difficile, et de baby blues. Le service a même étendu les indications pour traiter les problèmes de la grossesse.
|
Et aussi
La sophrologie entre dans le service pédiatrique du CHU de Grenoble où cette pratique a pour objectif daccompagner lenfant dans sa maladie, de laider à mieux gérer sa douleur au quotidien. La phytothérapie se retrouve à lhôpital Tenon à Paris. Des consultations ouvertes au public se déroulent deux fois par semaine. Tél : 01 56 01 70 00. Les universités de Montpellier et Strasbourg ont mis en place un Diplome Inter-Universitaire dacupuncture en Obstétrique réservé aux sages-femmes.
Témoignage
Docteur Sabine Brûlé, médecin intervenante - auriculothérapeute à Villejuif " Plus de 70 % de réussite " " Cela fait 20 ans que je travaille à Villejuif pour le traitement de la douleur après-cancer. Aujourdhui, il est encore difficile de soulager les douleurs chroniques liées aux suites opératoires et chimiothérapies. Le traitement actuel est encore à base dantiépileptiques et antidépresseurs. Un traitement lourd qui peut se poursuivre sur plusieurs mois. Jai commencé lauriculothérapie après avoir abandonné lacupuncture. Je ne pouvais pas piquer sur les zones irradiées. Quand on a commencé lauriculothérapie, on ny croyait pas. Puis, on sest mis à piquer dans loreille à des points très précis. Aujourdhui, jai un appareil qui trouve lendroit pour piquer. On sappuie sur des études scientifiques très poussées sur plusieurs années. On a constaté des améliorations importantes, plus de 70% de réussite, sur les membres fantômes par exemple, sur les douleurs post-traumatiques et post-chimiothérapie. Il a fallu pourtant que lon se batte car il y a beaucoup de détracteurs en France dans les hôpitaux. Difficile de faire évoluer la pratique à cause du non budget, la non-ouverture. Et pourtant, la demande est là. Les patients se passent le " tuyau " de bouche à oreille et se pressent dans les salles dattente. Car eux, tout ce quils désirent, cest quon les soulage. "